Movement for a World Organization of Agriculture (MOMA) SECRET PRO-CORPORATE AND ANTI-TROPICAL COUNTRY FARMER PRO GMO LOBBY ‘s NEW NAME.

MOMA: the new pro-GMO lobby

Supported by the new Minister of Agriculture Christine Lagarde

In the face of the nightmare of Genetically Modified Organisms, the lobbies of the seed multinationals are organized in a Movement for a World Organization of Agriculture (MOMA).

Christine Lagarde has just been appointed Minister of Agriculture in the Fillon government. Known for her brilliant career in the American business community (Baker and McKenzie), then European (ING Group), a member of CSIS (Center for Strategic and International Studies), a think tank in which she defended US interests and Participated in the Commission for the Enlargement of the Euro-Atlantic Community, this lawyer at the Court of Appeal of Paris became Minister for Foreign Trade on 2 June 2005. To situate the political line of C. Lagarde, To quote it: “The fight against unemployment requires the reform of labor law”, which “often hampers hiring and a number of decisions to undertake” (4 June 2005).
As far as agriculture is concerned, at the 6th WTO summit in Hong Kong, she stated in her speech on 30 November 2005: “… we can count on the passion of the peasants who are behind audacious initiatives . I am thinking in particular of the recent initiative of the Movement for a World Agriculture Organization (MOMA), which I welcome. ”

The consequences of the aggressive lobbies of the US have already been assessed through the creation of an unqualified international body with an exorbitant power, the World Trade Organization (WTO). This instrument of deregulation was set up mainly by the major American agri-food companies with the sole aim of conquering markets and imposing their production everywhere, to the detriment of local economies and agricultures. French industrialists in the agri-food sector, scalded by endless negotiations without any concessions from the United States, understood the whole party that they could not – as they had expected – from the WTO. They therefore created the Movement for a World Agriculture Organization (MOMA), officially declared on December 8, 2005. So what is this lobby that does not say its name and tries to impose itself in a totally anti- -Democratic as a privileged interlocutor on agricultural and environmental issues?

 

Initiated and chaired by Pierre Pagesse, President of the French leader of GMO, Limagrain (Biogemma, Meristem Therapeutics), MOMA (initially called the New World Agricultural Order !!), includes people like Christian Pèes, President of EURALIS, Vice President of Coop de France, Treasurer of the AGPM; Henri de Benoist, President of UNIGRAINS, President of the AGPB (General Association of Producers of Wheat and Other Cereals), President of INTERCEREALES, President of AGRICEREALES, President of Compagnie Financière du Nord-Est, President of , Chairman of the Céréaliers Group of France, Chairman of Crédit Agricole du Nord-Est, Honorary Chairman of ARVALIS, Chairman of the Section for General Economic Problems and Economic and Social Council (CES), First Vice-President – President of the FNSEA, Representative of the ESC to the French delegation to the FAO, President of the Association Pluriagri, Mayor of Bouconville-Vauclair; Bernard Delsuc, President of the National Federation of Corn Seed and Sorghum Production (FNPSMS). Member of the Steering Committee of the Economic and Social Unit Maiz’Europe, alongside Christian Pèes (Euralis); Pierre Fabre, Chairman and CEO of Laboratoires Pierre Fabre, a national and multinational company based in the USA. http://www.pierre-fabre-medicament.com; Luc Guyau, President of the Permanent Assembly of Chambers of Agriculture (APCA), Vice-President of the Economic and Social Council (CES), President of the Chamber of Agriculture of the Vendée; Bernard Layre, President of Young Farmers from June 2004 to June 2006 (JA); Emmanuel Coste, President and CEO of Sica de Grillon, Engineer and member of the board of ISARA-Lyon (Higher Institute of Agriculture and Agroalimentaire Rhône-Alpes), representing FNSEA / FNO (Fédération Nationale Ovine); Jacques Hubert, Managing Director of Coop de France; Denis Manach, President of Coopagri Bretagne, Chairman of Socopa SA, also Deputy Chairman of the Confederation of Western Cooperatives (CCAOF); Gilbert Herpe, President of AGRIAL; Pierre Mille, President of NORIAP; Michel Fosseprez, President of INVIVO, President of Burgundy, Member of the Cooperation Group, Vice-President of the External Relations Section of the Economic and Social Council. René Carron, Chairman and Chief Executive Officer. Of Crédit Agricole SA is also a member of the MOM

MOMA : le nouveau lobby pro-OGM

Sylvie Escazaux

Et voici le Nouvel Ordre Mondial de l’Agriculture! Discret, travaillant dans l’ombre, avec de bons amis placés dans les bons postes…

En face, un hypothétique Grenelle de l’Environnement : un hochet plein de grelots pour amuser la France d’en-bas , un petit os à ronger pour les grognons de l’environnement.

John Lennon aurait pu chanter à ce sujet: “Nobody told me there’d be days like these
Strange days indeed — most peculiar, Moma

MOMA : le nouveau lobby pro-OGM

soutenu par la nouvelle ministre de l’agriculture Christine Lagarde

Face au cauchemar des Organismes Génétiquement Modifiés qui s’étale au grand jour, les lobbies des multinationales semenciers s’organisent dans un Mouvement pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture (MOMA).

Christine Lagarde vient d’être investie de la fonction de Ministre de l’Agriculture dans le gouvernement Fillon. Connue pour sa brillante carrière dans les milieux d’affaire américains (Baker and Mc Kenzie), puis européens (ING Group), membre du CSIS (Center for Strategic and International Studies), un think tank, dans lequel elle défendait les intérêts US et a participé à la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique, cette avocate à la Cour d’Appel de Paris est devenue ministre déléguée au Commerce extérieure le 2 Juin 2005. Pour situer la ligne politique de C. Lagarde, il suffit de la citer : « La lutte contre le chômage passe par la réforme du droit du travail », qui « constitue souvent un frein à l’embauche et à un certain nombre de décisions d’entreprendre » (4 juin 2005).

En ce qui concerne l’agriculture, lors du 6e sommet de l’OMC à Hong Kong, elle déclarait le 30 novembre 2005 dans son discours : « …nous pouvons compter sur la passion des paysans qui sont à l’origine d’initiatives audacieuses. Je pense notamment à l’initiative toute récente du Mouvement pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture (MOMA), dont je me félicite. »

On a déjà pu apprécier les conséquences de l’offensive des lobbies agroalimentaires des USA à travers la création d’une instance internationale non élue et dotée d’un pouvoir exorbitant, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cet instrument de dérégulation a été mis en place essentiellement par les grandes firmes agroalimentaires états-uniennes à seule fin de conquérir des marchés et d’imposer partout leur production, au détriment des économies et des agricultures locales. Des industriels français de l’agroalimentaire, échaudés par les cycles de négociations sans fin sans aucune concession des Etats-Unis, ont compris tout le parti qu’ils ne pourraient pas –comme ils l’avaient escompté- tirer de l’OMC. En toute discrétion, ils ont donc créé le Mouvement pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture (MOMA), déclaré officiellement le 8 décembre 2005. Quel est donc ce lobby qui ne dit pas son nom et tente de s’imposer de façon totalement anti-démocratique comme interlocuteur privilégié sur les questions agricoles et environnementales ?

Initié et présidé par Pierre Pagesse, président du leader français des OGM, Limagrain (Biogemma, Meristem Therapeutics), le MOMA (initialement baptisé Nouvel Ordre Mondial de l’Agriculture !!), comprend des gens comme Christian Pèes, Président d’EURALIS, Vice Président de Coop de France, Trésorier de l’AGPM; Henri de Benoist, Président d’UNIGRAINS, Président de l’AGPB (l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales), Président d’INTERCEREALES, Président d’AGRICEREALES, Président de la Compagnie Financière du Nord-Est, Président d’UNIFIPAR, Président du Groupe Céréaliers de France, Président du Crédit Agricole du Nord-Est, Président d’honneur d’ARVALIS, Président de la section des problèmes économiques généraux et de la conjoncture du Conseil Economique et Social (CES), Premier Vice-Président de la FNSEA, Représentant du CES à la délégation française auprès de la FAO, Président de l’Association Pluriagri, Maire de Bouconville-Vauclair ; Bernard Delsuc, Président de la Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho (FNPSMS). Membre du Comité Directeur de l’Unité Economique et Sociale Maiz’Europe, aux côtés de Christian Pèes (Euralis) ; Pierre Fabre, Président-directeur général des Laboratoires Pierre Fabre, entreprise nationale et multinationale implantée également aux USA. http://www.pierre-fabre-medicament.com ; Luc Guyau, Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture (APCA), vice-président du Conseil économique et social (CES), Président de la Chambre d’Agriculture de la Vendée ; Bernard Layre, Président des Jeunes Agriculteurs de Juin 2004 à Juin 2006 (JA) ; Emmanuel Coste, Président-directeur général de Sica de Grillon, Ingénieur et membre du CA d’ISARA-Lyon (Institut supérieur d’agriculture et d’agroalimentaire Rhône-Alpes), représentant FNSEA/FNO (Fédération Nationale Ovine) ; Jacques Hubert, Directeur général de Coop de France ; Denis Manach, Président de Coopagri Bretagne , Président de la holding Socopa SA, également président adjoint de la Confédération des coopératives de l’Ouest (CCAOF) ; Gilbert Herpe, Président d’AGRIAL ; Pierre Mille, Président de NORIAP ; Michel Fosseprez, Président d’INVIVO, Président de 110 Bourgogne, Membre du Groupe de la Coopération, Vice-Président de la Section des Relations extérieures du Conseil Economique et Social. René Carron, Président Directeur Général. du Crédit Agricole SA est également membre du MOMA, et dans la sphère politique on trouve : Pascal Chaigneau, Administrateur général du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) ; Jacques Carles, Associé gérant du cabinet Carles Rheims. (Le Groupe de prospective du Sénat a confié au cabinet Carles-Rheims la mission de concevoir et d’organiser ses différentes activités) ; Jean Bizet, Sénateur de la Manche, responsable de la mission parlementaire sur les OGM et co-auteur du rapport RAPPORT D’INFORMATION 440 (97-98) – COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES, truffé d’inexactitudes et de partis pris en faveur de l’industrie biotech, et qui a servi de référence aux députés pour se forger une opinion sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés en agriculture ; François Leblond, Président de la Confédération française pour l’habitation, l’urbanisme, l’aménagement du territoire et l’environnement (CFHUAT), ancien Préfet de Région ; Georges Fenech, Député UMP du Rhône, (Monsieur « Tolérance Zéro ») ; Jacques Godfrain, Député maire UMP de Millau, ancien Ministre de la Coopération…

Une concentration de pouvoir des agroindustriels, alliée au tout puissant Crédit Agricole, à la FNSEA, aux Chambres d’agriculture, avec une entrée de plein pied dans le Conseil Economique et Social et le CEDS qui modèle les stratégies politiques, un cabinet de communication qui « gère » le Sénat, des députés UMP droite dure, et un pied dans l’aménagement du territoire : un lobby en bon et due forme. Pour faire quoi ? Promouvoir un « modèle agricole », celui tant prisé par Pierre Pagesse, qui insiste sur « la nécessité de promouvoir des ruptures techniques et soutenues, en particulier, l’utilisation judicieuse des plantes génétiquement modifiées. »

Le dernier communique du MOMA sur son site : www.moma.org montre que sa pugnacité n’est pas à mettre en doute et qu’il progresse dangereusement. Une délégation du MOMA, emmenée par Alain Catala (vice président du MOMA et de Limagrain) et Jacques Carles (délégué général) s’est rendue à Washington D.C. du 10 au 14 Avril 2007, afin de « prendre contact avec des think tanks, des responsables du monde agricole, des journalistes, des économistes et des staffers du Congrès, dans la perspective de tenir prochainement une conférence de presse présentant le MOMA à la communauté internationale. » Un partenariat étroit Europe/USA se dessine : « Lors de nos entretiens, il est apparu que l’idée de cette coopération internationale pourrait reposer sur une association entre les Etats-Unis et l’Europe pour la promouvoir ».

Le MOMA affirme se situer « dans la perspective d’une régulation destinée à améliorer le fonctionnement des marchés plutôt qu’à les encadrer. Cette régulation doit être comprise comme une régulation économico – stratégique par le pouvoir de l’information, et non par la réglementation juridique ou la contrainte ». C’est-à-dire dans la perspective d’une économie néo-libérale et selon les procédés chers aux multinationales.

Les instigateurs du MOMA ont parfaitement bien compris comment on prend le pouvoir aujourd’hui : en maîtrisant la communication sur les sujets sur lesquels on désire que les politiques modifient la législation, en leur assénant des contre-vérités jusqu’à ce qu’ils y croient suffisamment pour faire ce que l’on attend d’eux. L’idée est donc de s’instituer comme interlocuteur unique sur les questions agricoles et de protection de l’environnement, afin de contrôler et orienter les messages qui devront circuler sur ces enjeux.

Une « délégation, qui sera cette fois emmenée par Pierre Pagesse (président du MOMA) accompagné de plusieurs fondateurs, se rendra à nouveau à Washington D.C. du 21 au 28 Juin 2007. La conférence de presse du MOMA devrait se tenir au Carnegie Endowment for International Peace le 25 Juin après midi, et des partenariats avec certains think tanks devraient être noués à l’occasion de ce second voyage. Plusieurs économistes américains de grand renom sont susceptibles de devenir des correspondants du MOMA. Enfin, des entretiens sont prévus avec des élus qui, au Congrès, occupent des fonctions de responsables en matière de Commerce International et d’Agriculture. »

Si cet espace institutionnel est laissé au MOMA sans contestation immédiate de sa légitimité, la voix des syndicats, organisations et institutions agricoles européennes qui défendent une autre conception de l’agriculture risque fort d’être étouffée comme furent étouffées les conceptions de l’échange et du commerce autres que celles promues par l’OMC.

Par ailleurs, les liens ténus qui unissent la nouvelle ministre de l’agriculture avec les intérêts US, sa déclaration de soutien au MOMA, laissent présager d’une politique TRES favorable aux OGM. La meilleure défense étant l’attaque, il semble nécessaire de préparer l’offensive (communication) au plus vite face à cette nomination.

Sylvie Escazaux 16 Mai 2007

Site source: René Balme

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